Prier? Il y a un app pour ça…
Pour ceux et celles qui ont embrassé l’ère numérique, le support papier tend à se faire de plus en plus rare, voire disparaître de notre routine complètement. Il y a bien des domaines pour lesquels c’est un grand bienfait (factures, courriers), pour d’autre, on peut être réticent à changer les habitudes.
Toujours est-il que le monde de l’écran est en pleine expansion, et on peut le voir partout, y compris dans l’église. J’ai toujours une arrière-pensée maintenant en disant "prenez votre Bible et tournez dans…", sachant que plusieurs vont "cliquer" vers le passage en question.
Et ça m’amène au sujet mentionné dans le titre. Jadis, on avait un cahier pour prendre en notes nos pensées en lisant la Bible, et probablement aussi pour garder une liste de sujets de prière. Si le papier n’est plus votre support de prédilection, il y a des alternatives.
Je vais me contenter de partager l’application que j’utilise pour prendre en note les sujets de prière, simplement pour exposer les possibilités d’un outil de ce genre. Il en existe beaucoup d’autres, selon vos goûts, votre budget, et votre plateforme (celui-là est pour iphone seulement, ne me détestez pas).
Prayer NB est une application assez minimaliste, qualifiée de "Apple-like" (ressemblant au style Apple). C’est un outil qui sert à noter les sujets de prières, les classer en catégories, et faire ensuite le tri à mesure que Dieu répond.
On peut créer nos propres catégories, et même partager des sujets de prière ou des groupe de sujets par courriel ou texte. L’application créé des "cartes de prière" avec les requêtes, et on peut assigner des jours de la semaine à différents sujets.
Par exemple, vous pouvez décider de prier pour votre église locale tous les jeudis, et pour un missionnaire tous les mardis. Chaque jour, vous retrouvez ainsi les sujets pour lesquels vous voulez prier ce jour-là.
Il y a un mode plein écran (en mettant le téléphone à l’horizontale) qui ne montre que les cartes de prières désirées à ce moment. Cette application en particulier coûte $0.99, mais il y en a pour tout les prix.
Bien que l’application soit en anglais, la structure est très simple, et personnellement, je note toutes les informations en français. Si vous comprenez le sens de "answered" et "status", vous ne serez pas perdus.
Cette démonstration vous montre la facilité d’utilisation:
Il existe bien des outils pour nous aider à prier, mais ce ne sont que des outils. Il faut s’appliquer à la prière (je sais, c’est facile), aucun outil ne le fera pour nous…
À vous, maintenant: quels sont selon vous les avantages et inconvénients d’un gestionnaire numérique de prière? Est-ce que vous en utilisez un? Lequel? Et sinon, quel est votre système?
La mort n’est plus
Pâque est maintenant passé, mais la réalité de la victoire de Christ sur la mort est une bénédiction qui c’est pas limitée au calendrier.
Pour poursuivre sur le plus grand miracle qui soit, voici Death in His Grave, de John Mark McMillan. Pour les plus fins observateurs, je sais que j’ai parlé de cette vidéo à Pâque l’an passé, mais quand quelque chose est excellent, ça vaut la peine d’y retourner. Et c’est le cas de cette chanson: elle est excellente.
Le dimanche de Pâque
Dimanche
Un amour formidable
"Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père." (Jean 10.17-18)
Pourquoi est-ce que Jésus dit ça? Parce que si son sacrifice n’était pas volontaire, mais que ça lui était imposé, on aurait des raisons de se poser des questions au sujet de son amour pour nous. La grandeur de son amour se trouve dans la liberté de son geste. S’il n’avait pas voulu payer ce prix, y aurait-il de l’amour? C’est pourquoi il insiste. C’est ce que je désire, c’est mon choix, personne ne me l’impose.
Le sens de Pâque
De tout ce que Pâque signifie, il y a entre autres ceci: c’est un "c’est ce que je voulais" retentissant! J’en suis sûr, je le fais librement. J’avais la capacité de l’éviter, de protéger ma propre vie. Si je peux ressusciter des morts, n’ai-je pas aussi la puissance et l’autorité pour résister, et annihiler mes ennemis, et ainsi échapper à la croix?
Venez, vous tous qui avez besoin d’un Sauveur. Je vais vous pardonner, je vais vous accepter, je vais vous aimer pour l’éternité.
Cet article est adapté d’une série de méditations sur la semaine avant la crucifixion de Jésus. Le contenu est inspiré d’un petit livret de John Piper, Love to the Uttermost (qui est disponible gratuitement ici, anglais seulement). Cette série va se poursuivre pendant la "semaine sainte", et proposer des passages à lire, méditer et discuter, pour nous préparer à la célébration de Pâque à la fin de la semaine.
La semaine sainte – samedi
Samedi
Le volcan de la semaine sainte
Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient. Ils lui voilèrent le visage, et ils l’interrogeaient, en disant: Devine qui t’a frappé. Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures. (Luc 22.63-65)
En lisant ces paroles, la pensée qui me vient est "Je suis désolé, Jésus, je suis désolé, pardonne-moi!" Je me considère comme un acteur dans cette scène, et pas juste un spectateur. Je fait parti de ce groupe de malfaiteurs, je suis aussi coupable qu’eux. Je n’étais pas là, mais leur péché est mon péché. Ça n’aurait pas été injuste que je tombe sous la même sentence qu’eux.
Ça ne vous dérange pas que souvent dans l’Ancient Testament, un seul homme pèche, et pourtant le jugement tombe sur un grand groupe? Par exemple, quand David pèche en faisant un recensement du peuple (2 Sam 24.10), "il mourut soixante-dix mille hommes parmi le peuple" (2 Sam 24.15). Ou encore quand Achan vole une partie du butin de Jéricho, toute sa famille est jugée. Peut-être que mon expérience en lisant le récit de Luc nous donne un indice concernant la justice divine.
Ma rebellion volcanique
Voici une analogie. Les coeurs de l’humanité sont comme la lave en fusion sous la surface de toute la terre. Cette lave en fusion est le mal universel – la rebellion contre Dieu et l’égoïsme contre les autres. Ici et là, un volcan éclate, que Dieu décide de le juger immédiatement. Parfois, le jugement consiste à laisser la lave couler, non seulement sur la montagne, mais aussi dans la vallée, de laquelle la lave n’est pas sortie, mais qui a la même lave en fusion juste sous la surface.
La raison pour laquelle je confesse le péché de battre Jésus, même si je n’étais pas là, est que la même lave en fusion est dans mon propre coeur. Je l’ai vu assez souvent. Alors même si ça ne se manifeste pas de manière aussi violente et dramatique que la crucifixion, ça n’est pas moins là, et mérite le jugement.
À partir de ce constat, je suis au bon endroit pour réaliser la grandeur de la grâce de Dieu à mon égard, manifesté plus que tout à la croix. Le pécheur, dont le coeur est rempli de péché, reçoit un cadeau extraordinaire: le pardon. Christ porte le péché sur le bois. Pas un péché proportionnel aux différentes éruptions de chacun, mais le péché qui est le même chez tous, qui nous condamne devant Dieu.
La croix est la réponse de Dieu à l’état de mon coeur.
Cet article est adapté d’une série de méditations sur la semaine avant la crucifixion de Jésus. Le contenu est inspiré d’un petit livret de John Piper, Love to the Uttermost (qui est disponible gratuitement ici, anglais seulement). Cette série va se poursuivre pendant la "semaine sainte", et proposer des passages à lire, méditer et discuter, pour nous préparer à la célébration de Pâque à la fin de la semaine.
Vendredi saint – Il peut sauver parfaitement
Vendredi
Ce que Christ a accompli ce jour-là
C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Hébreux 7.25)
L’auteur du livre aux Hébreux insiste beaucoup sur l’idée de s’approcher de Dieu (Hébreux 4.16; 7.25; 10.22; 11.6). Nous pouvons nous approcher de Lui avec assurance, puisque Jésus nous en garantit l’accès. Nous pouvons entrer dans le lieu saint, dans la présence même de Dieu. L’objectif ce l’auteur est que nous soyons proche de Dieu, que nous soyons en communion avec Lui, selon le langage des Puritains. S’approcher de Dieu n’est pas un geste physique, comme construire une tour de Babel, à force d’effort personnel. Ce n’est pas aller dans une église, ni même s’avancer lors d’un appel au salut. On peut s’approcher de Dieu en étant immobile, ou dans un lit d’hôpital, ou encore assis sur une chaise à écouter une prédication. S’approcher, ce n’est pas aller d’une place à une autre, c’est diriger son coeur vers la présence de Dieu, qui est aussi lointain que le Saint des saints dans le ciel, et pourtant aussi proche que la porte de la foi.
C’est le coeur même de l’Évangile, n’est-ce pas? Christ est venu ouvrir un passage pour que nous nous approchions de Dieu sans être consumé par nos péchés.
"Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu" (1 Pierre 3.18)
C’est le coeur de l’Évangile. C’est le but du jardin de Gethsemané, et du vendredi saint: Dieu a payé un prix très élevé, pour que nous puissions nous approcher. Il a fait ça pour notre plus grande joie, et pour sa plus grande gloire.
Cet article fait parti d’une série de méditations sur la semaine avant la crucifixion de Jésus. Le contenu est inspiré d’un petit livret de John Piper, Love to the Uttermost (qui est disponible gratuitement ici, anglais seulement). Cette série va se poursuivre pendant la "semaine sainte", et proposer des passages à lire, méditer et discuter, pour nous préparer à la célébration de Pâque à la fin de la semaine.
La semaine sainte – jeudi
Jeudi
Le jour du nouveau commandement
Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres (Jean 13.34)
Jésus a donné ce commandement le jeudi précédant la crucifixion. C’est le commandement "aimez-vous les uns les autres". Mais qu’en est-il de Galates 5.14 "Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même."? Si toute la loi est accomplie en "aimant ton prochain comme toi-même", qu’est-ce qui peut être ajouté en aimant "comme Christ nous a aimé"?
Jésus n’a pas ajouté, ni retranché, au commandement initial. Il a simplement clarifié la signification de "comme toi-même". C’est comme s’il disait:
Voici ce que je veux dire par "comme toi-même". Regarde moi. Ça veut dire que si tu veux que quelqu’un te délivre d’une mort certaine, tu devrais également les libérer du mort certaine. C’est ainsi que je t’aime. Mes souffrances et ma mort sont ce que je veux dire par "comme toi-même". Tu veux la vie. Donne la vie aux autres. À n’importe quel prix.
C’est ça que Jean nous dit: Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. (1 Jean 3.16) Jésus nous a aimé "comme lui-même". Au milieu des souffrances, Christ était déterminé par "la joie qui lui était réservée" (Hébreux 12.2), à cause de ceux à qui il offrait le salut et la présence du Roi ressuscité.
Nous pouvons être témoins de l’amour de Christ en action, et nous en rappeler pendant ces quelques jours qui précède Pâques. Et que cet exemple puisse influencer nos vies, et nous faire imiter l’amour sacrificiel de Christ.
"comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres"
Cet article fait parti d’une série de méditations sur la semaine avant la crucifixion de Jésus. Le contenu est inspiré d’un petit livret de John Piper, Love to the Uttermost (qui est disponible gratuitement ici, anglais seulement). Cette série va se poursuivre pendant la "semaine sainte", et proposer des passages à lire, méditer et discuter, pour nous préparer à la célébration de Pâque à la fin de la semaine.
La semaine sainte – mercredi
Mercredi
JÉSUS EST-IL DIGNE DE CONFIANCE?
Dès à présent je vous le dis, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu’elle arrivera, vous croyiez à ce que je suis. (Jean 13.19)
Matthieu, Marc et les autres auteurs des livres bibliques croyaient que Jésus était Celui qui accomplirait les prophéties de l’Ancien Testament. Et Jésus le croyait aussi. Par exemple il dit "Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi: ‘Il a été mis au nombre des malfaiteurs’. Et ce qui me concerne est sur le point d’arriver." (Luc 22.37). La prophétie vient d’un texte d’Ésaïe, qui parlait du Messie à venir. Jésus affirmait qu’il était celui qui accomplirait ces promesses.
Jésus a annoncé d’avance bien des détails de ce qui lui arriverait:
- sa mort serait par crucifixion (Jean 3.14; 12.32)
- ses disciples trouveraient en ville un ânon qui n’a jamais porté personne (Luc 19.30)
- quand les disciples entreraient à Jérusalem le dernier jeudi, ils trouveraient un homme portant de l’eau, qui aurait de la place pour qu’ils s’y rencontrent (Luc 22.10)
- après trois ans d’attente, il savait exactement l’heure à laquelle il quitterait ce monde (Jean 13.1)
- il savait qu’il serait trahi, qui le trahirait, et comment ça allait arriver (Jean 6.64; 13.1; Mathieu 26.2, 21)
- il a prédit que Pierre allait le renier, et quand ça arriverait (Mathieu 26.34)
- ses disciples s’enfuiraient et seraient dispersés (Mathieu 26.31; Jean 16.32; Zacharie 13.7)
- il savait qu’il serait "levé de la terre"(Jean 12.32), c’est-à-dire qu’il serait crucifié, et non pas lapidé, par les Romains, et non par les Juifs. La décision de Pilate et des Juifs au sujet de son sort était donc un accomplissement de sa prédiction, et des prophéties
Jésus fait toutes ces prédictions, selon Jean 13.19, pour que nous croyions qu’il est Dieu, que ce qu’il dit à son propre sujet est vrai. En d’autres mots, Jésus nous dit: "si tu as de la difficulté à croire que je suis le Messie promis, Celui qui était au commencement avec Dieu, et qui était Dieu, Celui qui peut pardonner tes péchés et te donner la vie éternelle, je vais t’aider à avoir une foi bien ancrée en révélant ce qui va m’arriver avant même que ça ait lieu. Ainsi, quand ça va arriver, tu auras une bonne raison de croire en moi".
Cet article fait parti d’une série de méditations sur la semaine avant la crucifixion de Jésus. Le contenu est inspiré d’un petit livret de John Piper, Love to the Uttermost (qui est disponible gratuitement ici, anglais seulement). Cette série va se poursuivre pendant la "semaine sainte", et proposer des passages à lire, méditer et discuter, pour nous préparer à la célébration de Pâque à la fin de la semaine.


