À l’approche de Pâques, je relisais le récit de l’arrestation et de la crucifixion de Jésus-Christ. Un détail m’avait échappé jusqu’ici.
“Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.” Jean 18.14
Dans le contexte, Caïphe cherchait le moyen le plus sûr, et le moins compromettant, de mettre un terme à ce nouveau mouvement populaire dont Jésus semblait être la tête. Son raisonnement était le suivant: supprimons la tête, et le mouvement mourra naturellement.
D’où l’idée que la mort d’un seul (Jésus) éviterait de devoir poursuivre et tuer beaucoup d’autres (tous ses disciples, présents et à venir).
- Première ironie: Caïphe n’avait pas imaginé que la mort de Jésus éviterait effectivement que le peuple ne meure, non pas aux mains des romains, mais à cause d’un oppresseur bien plus puissant: le péché.
Jésus est mort, prenant ainsi sur lui la condamnation des autres. Jésus est mort à la place du peuple.
- Deuxième ironie: la mise à mort de Jésus est ce qui a pour toujours établi ce mouvement, que Caïphe cherchait à enrayer. Par sa mort, Christ a scellé le futur de l’Église, qui existe encore aujourd’hui.
Admettons que la décision de Caïphe n’était pas la meilleure pour ce qu’il cherchait à accomplir.
Admettons surtout que Dieu est infiniment puissant pour accomplir son plan non seulement malgré ses ennemis, mais même à travers eux.
Pâques est la démonstration glorieuse de la victoire de Christ sur le péché et la mort, pour que nous vivions.
Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.