La Bible comme un ensemble

janvier 8, 2010

J’aimerais vous partager une citation qui vient de l’avant-propos du livre « Christ au coeur de la prédication« , de G. Goldsworthy, que je dois lire dans le cadre d’un cours de Sembeq que je viens de prendre à Montréal (avec Georges, d’ailleurs).

« À l’occasion de mon soixantième anniversaire, j’ai reçu un lecteur de CD de grande qualité. C’était une surprise – et une très agréable surprise. Le petit garçon de huit ans qui habite dans la maison voisine en était enchanté. Il parvint à faire fonctionner l’appareil avant même que j’aie fini de lire la première page du mode d’emploi. Si nous pouvons encourager les prédicateurs à étudier l’Écriture dans la direction que suggère ce livre, en moins d’une génération, tous les enfants des écoles bibliques seront capables de comprendre le lien qui unit l’Exode d’Israël hors d’Égypte et l’exode de Jésus à Jérusalem. Ils seront en mesure d’écouter la « musique » de leurs Bibles, tandis que d’autres continueront à lire avec peine le mode d’emploi. »

C’est également la plus grande leçon que j’ai tiré de ce fameux cours: je dois apprendre à lire la Bible comme un ensemble, et non comme des textes côte à côte n’ayant pas de lien entre eux – une lecture atomisante, dirait Pierre Constant (le prof en question).

Je le sais, maintenant. Il ne reste plus qu’à le mettre en pratique!


Un Berger pour son coeur

décembre 2, 2009

http://www.topboutique.com/illustrations/180/e/ELBB0601158433946.jpgJe viens de terminer le livre « Un Berger pour son coeur » de Tedd Tripp que je j’ai lu pour un DFC de SEMBEQ sur la douceur avec mes enfants.

Moi, sans endosser complètement tout ce que l’auteur avance dans son livre (en fait, aucun livre selon est digne d’être endossé à 100% à part la Bible bien sûr), je recommande fortement ce livre à tout parent ou parent en devenir. Voici quelques citations et leçons que j’ai retenu.

L’avez-vous lu? Êtes-vous en accord ou en désaccord avec certaines de ces idées? Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres livres à me recommander pour mon DFC sur la douceur avec mes enfants?

Citations que j’ai retenu

  • Quand les parents se sentent sous pression, l’obéissance qu’ils exigent de leurs enfants risque de n’avoir pour but que de préserver leur confort – p.44
  • Les enfants apprennent à devenir de sages décideurs en suivant l’exemple de leurs parents – p.48
  • La repentance et la foi ne sont pas es rites d’initiation qu’il suffit d’accomplir une seule fois pour devenir chrétien, mais les moyens de vivre continuellement en relation avec Dieu – p.68
  • Et si l’on se limite à modifier le comportement, on passe à côté de la véritable cible: le cœur. Si l’on s’occupe du coeur d’une manière efficace, le problème du comportement sera résolu – p.82
  • Pour pouvoir comprendre son enfant et l’aider à se comprendre lui-même, il faut développer l’art de la communication: en l’encourageant à s’exprimer, en facilitant les échanges, en regardant au-delà des mots et des comportements pour discerner les motivations du coeur – p.92-93
  • S’il [l'enfant] naissait éthiquement et moralement neutre, il n’aurait pas besoin de correction, il lui suffirait d’être guidé – p.119
  • Dans la petite enfance, le châtiment corporel revêt une importance primordiale – p.160
  • Les mots n’ont pas de portée suffisante pour un petit enfant – p.161
  • L’incohérence est un caprice. L’incohérence signifie que la sanction dépend de l’humeur des parents plutôt que des principes bibliques – p.161
  • Le châtiment corporel doit se rattacher à un fait spécifique clairement identifié – p.162
  • Le but de la punition n’est pas de changer le comportement mais d’amener l’enfant à soumettre son coeur dans l’humilité et la douceur à la volonté de Dieu qui veut qu’il obéisse à ses parents p .165
  • Il ne faut jamais utiliser l’enfant pour étaler ses convictions. Le but de la correction n’est pas l’évangélisation – p.168
  • Sa [un enfant] conscience doit devenir le moteur de son âme de manière à lui montrer comment se comporter, même lorsque ses parents ne sont pas présents – p.174
  • Pour grandir, il ne suffit d’une connaissance théorique d’une vérité, mais il faut intégrer la pertinence de cette vérité dans la vie quotidienne – p.200
  • Les parents cherchent désespérément dans la Bible la promesse que leurs enfants découvriront la foi. Je ne pense pas que l’on puisse trouver cette promesse dans la parole de Dieu – p.210
  • Tout le monde ne doit pas s’interroger sur tout, mais chacun doit trouver la réponse aux questions qu’il se pose – p.215
  • La relation parent/adolescent, pour être bénéfique, devrait s’inspirer d’une relation d’adulte à adulte – p.218
  • Étouffons ce désir de les voir devenir ce que nous voudrions qu’ils soient et aidons-les simplement dans leurs choix pour qu’ils réussissent dans ce qu’ils ont envie de faire – p.220
  • Ce qu’ils deviendront ne dépend pas uniquement du travail de berger que nous aurons accompli. Leur sort dépendra de la nature de leur engagement personnel envers Dieu – p.221

Autres leçons que j’ai retenu

  1. Donner des options aux enfants très jeunes pour créer une habitude dans leur tête que c’est eux qui décident pour tout!!
  2. La tâche des parents n’est pas de simplement pourvoir aux besoins de l’enfant, mais d’être le berger de son coeur chaque fois que l’occasion se présente.
  3. C’est une erreur de penser que displine (de notre enfant) et amour sont en opposition. Voir Pr 3.12, 13.24 et Ap 3.19
  4. Éviter de poser des questions du style: « Pourquoi as-tu fais…? » Car les enfants ne connaissent pas la réponse. Exemples de questions à poser à la page 94
  5. Concernant l’écoute: « Il faut s’arrêter de temps en temps et réfléchir à ce que l’on a entendu et aussi à ce que l’on n’a pas entendu » – p.109
  6. Quand l’enfant fait un appel de la décision prise, voici des directives intéressantes à suivre: a) l’en fant doit obéir immédiatement , pas après l’appel, b) Quoiqu’il arrive, il doit obéir, c) Il doit faire appel de manière respectueuse, d) Il doit accepter le résultat de l’appel avec bonne grâce – p. 153 donne un exemple
  7. C’est mieux de ne pas avertir l’enfant plusieurs fois d’une correction avant de lui donner. L’enfant doit comprendre que l’on pense vraiment ce que l’on dit – p. 161
  8. Si l’on a péché en corrigeant notre enfant, on doit le confesser, lui demander pardon et se réconcilier avec lui – p.163
  9. Avec un jeune enfant (5 ans et moins), l’objectif de la correction est de lui apprendre à obéir, à se soumettre à l’autorité de ses parents. Mais, avec un enfant plus vieux (5 à 12 ans), l’objectif de la correction est de travailler sur un mauvais comportement qui n’est pas relié avec le défi de l’autorité. Quelque chose comme l’égoïsme, la maitrise de soi… – p.175
  10. Malgré le fait que la Bible ne contient pas de promesse face au salut des enfants de parents chrétiens, ces derniers n’ont pas aucun espoir de voir leurs enfants venir à Christ. Ils peuvent faire confiance à Dieu en sachant que l’Évangile auquel leurs enfants ont eu le privilège d’être exposés est puissant et fera son oeuvre dans leur vie. Mais, encore une fois, il n’y a pas de garanti – p.211
  11. Il y a des choses qui ne valent pas la peine d’être constamment confrontée comme l’habillement bizarre, la coupe de cheveux, la mode qui n’est pas la nôtre…p.219

Le mercredi est fait pour lire

novembre 25, 2009

En aucun cas je veux insinuer que les autres jours sont impropres à s’abreuver de littérature, mais nous avons choisi le mercredi pour partager des lectures (livres, sites, articles). En d’autres mots, vous pouvez lire les autres jours aussi!

Une nouvelle publication de Themelios (revue théologique pour pasteurs et étudiants en théologie) est disponible ce mois-ci, et je vous encourage à lire au moins l’éditorial. Le journal est principalement écrit pour les pasteurs et étudiants, mais l’éditorial, sous la plume de Don Carson, est très encourageant, et pousse le lecteur à réflechir.

Voici (en anglais) une citation que fait Carson d’un poème d’Omar Khayyam, un mathématicien philosophe Perse du 11e siècle (rien que ça devrait suffir à piquer votre curiosité):

The Moving Finger writes; and, having writ,
Moves on: nor all your Piety nor Wit
Shall lure it back to cancel half a Line,
Nor all your Tears wash out a Word of it.

Une traduction libre serait:

Les doigts en mouvement écrivent, et ensuite passent à autre chose:                                                                                                            Ni votre piété ni votre esprit vif                                                                                                                                                                            Ne saurait vous faire retourner en arrière pour annuler ne serait-ce qu’un demi ligne,                                                                            Ni vos larmes en effacer un seul mot.

Une manière plus contemporaine de dire la même chose: « ce qui est fait est fait ».

À la lumière de cette vérité, Carson nous pousse à réfléchir aux implications en tant que chrétien.

Bonne lecture!


Résumé de livre: Le Dieu inconnu

octobre 28, 2009

Mercredi est le jour dédié à la présentation de livres. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’il y aura un nouveau livre tous les mercredis (mon temps de lecture est quand même limité), mais lorsqu’un livre sera présenté, ça sera le mercredi.

le dieu inconnuJ’ai trouvé ce livre un peu par hasard, sur une table de bouquins en rabais provenant de la Librairie Passages. Reconnaissant l’auteur, Alister McGrath, j’ai décidé d’y jeter un coup d’oeil. Et je n’ai pas été déçu.

Ce livre est ce qu’on pourrait appeler un livre de pré-évangélisation (Alex est l’auteur de cette apellation très à-propos), c’est à dire que c’est un bon livre pour quelqu’un qui se pose des questions, qui est ouvert à la réflexion au sujet de Dieu, sans pour autant que ce soit une exposition de l’évangile.

L’auteur par d’un point commun à tous les hommes: le besoin de plénitude.

Nous sommes tous à la recherche de la plénitude (ou plus simplement la satisfaction complète, le contentement), mais tous ne la cherchent pas au même endroit. On peut la chercher dans les relations, dans la notoriété, le travail, les expériences personnelles, ou encore la drogue, le sexe ou l’argent. Mais la conclusion est toujours la même: ça ne dure pas, et ce n’est pas satisfaisant à long terme.

Qui n’a pas eu ce genre d’expérience? On veut vivre un rêve, en espérant que ça nous rendra heureux, mais dès qu’on réussit à l’atteindre, on ne trouve que le vide à l’arrivée, et la déception. À cause de cela, ce livre touche de très près la réalité de chacun. Voilà pourquoi il peut ouvrir des portes et des discussions intéressantes.

En partant de cette soif de plénitude, McGrath va visiter différents courants philosophiques qui ont cherché à répondre à cette question, ou au moins l’expliquer, ainsi que quelques objections au christianisme. En effet, une des réponses les plus anciennes a été de dire que cette soif est en faite spirituelle, et qu’elle vient de Dieu. Une telle affirmation n’est pas restée indiscutée dans les cercles athées.

En passant de la tradition philosophique (ne vous inquiétez pas, les notions sont compréhensibles même au moins initié) aux paraboles bibliques, l’auteur propose que ce besoin de plénitude pointe vers Dieu, et plus particulièrement vers Jésus-Christ, qui est le seul qui puisse affirmer que hors de ce monde physique existe la vraie plénitude, qui peut être connue, et qui nous accessible.

Le Dieu inconnu (qui fait référence à Actes 17: 23) que les Grecs vénéraient, et que chacun adore à sa manière, nous est présenté dans ce livre. Il s’agit d’un Dieu qui désire être connu, et qui peut nous apporter la plénitude spirituelle, mais qui reste introuvable par nos efforts personnels.

C’est un livre que je trouve très bien écrit. Il est ponctué de citations de philosophes et d’auteurs de toutes les époques, il est haut en couleurs (littéralement), et se lit très rapidement. Je n’hésiterais pas à le remettre à un non-croyant.

Et pour une fois, c’est en français…

Bonne lecture!


Infos:

 

Titre: Le Dieu inconnu, la quête de la plénitude spirituelle

Auteur: Alister McGrath

Éditions: La Clairière, 2004

ISBN: 2-921840-51-0


Un début, et un livre

septembre 30, 2009

Bon, je commence. Il faut briser la glace et poser la première pierre si on veut aller quelque part. Ce message est à la fois un test, sujet à commentaires, et un point de départ pour ce qui suivra et sera, je l’espère, édifiant pour nous, et honorant pour Christ.

Je vais débuter avec un des sujets qui m’intéressent, évidemment: les livres.

Avant de pouvoir fournir un commentaire détaillé du livre en question, je note seulement quelques commentaires qui pourront peut-être mettre l’eau à la bouche à plusieurs.

the reasonLe livre en question est « The Reason for God » de Tim Keller. À défaut d’être traduit, il faudra se contenter de le faire connaître aux anglophiles. C’est un livre qui propose d’examiner et de répondre à plusieurs des objections les plus répandues face au message de l’évangile. C’est de l’apologétique en quelque sorte, mais avec une approche réfléchie et accessible.

C’est ce que je trouve si intéressant à propos de ce livre:

- il est écrit intelligemment, sans éviter les questions difficiles, ni proposer des réponses simplistes. L’auteur sait manifestement de quoi il parle, et il l’expose avec clarté.

- il est écrit suite à de vraies discussions avec des sceptiques, des gens comme vous et moi, comme votre voisin ou collègue de travail, qui a de vraies objections face à l’évangile. Ce livre est donc loin d’être un traité philosophique de l’apologétique, mais plutôt un livre de questions-réponses que nous avons probablement déjà abordées dans nos propres discussions avec des gens.

Je compte revenir plus tard avec une description plus détaillée du livre, ainsi que mes commentaires, mais je veux au moins vous faire connaître le livre, et vous donner le goût de le lire. (Et la révision finale du livre ira sous la rubrique « ressources », afin de constituer une liste de livres, avec l’avis du réviseur. On n’a pas le temps de lire tous les livres, alors si on se partage la tâche, on va tous gagner du temps, et choisir les livres qui nous intéressent le plus – et qui valent la peine d’être lus)