L’intimidation à la lumière de l’Évangile (Tim)

décembre 6, 2011

Un des dilemme auquel font face les jeunes en particulier est de réconcilier les actions avec les convictions. On rabâche sans arrêt aux enfants et aux ados ce qu’ils doivent faire et ne pas faire, mais le défi est d’ancrer ces comportements dans la compréhension et la conviction.

Avec les enfants, ça ressemble à ceci:

Mets ton manteau avant de sortir

N’arrache pas le jouet des mains de ta soeur

Ne mords pas ton cousin

À chaque ordre, l’enfant demande “pourquoi”? Quand on est patient on répond tant bien que mal, et sinon il faut se contenter de “parce que c’est comme ça”, ou “parce que Papa l’a dit” (exemples absolument tirés de faits vécus).

Pour les ados, non seulement on est moins souvent derrière eux, mais en plus ils ne se donnent plus la peine de demander “pourquoi”…

On peut enseigner aux jeunes à obéir à des règles, mais on peut aussi leur apprendre à discerner la raison derrière ces actions.

C’est certainement vrai dans le domaine de l’intimidation.

Ce sujet a fait couler bien de l’encre ces derniers jours, malheureusement après que le sang ait d’abord coulé.

On a discuté de ce sujet lors de notre dernière rencontre d’Impact, le groupe de jeunes de notre Église. La discussion s’est déroulée en trois volets. Que dit l’Évangile dans ces différents cas de figure:

- Intimider quelqu’un

- Être intimidé par quelqu’un

- Être témoin d’intimidation

Je vais aborder chaque volet dans les prochains articles; en attendant, soyez libres de commenter, de suggérer des pistes de réflexion ou des questions.

Je suis tellement convaincu que seul l’Évangile peut apporter des réponses vraies et significatives que je veux utiliser cette approche dans chaque situation, face à chaque question. Si nous sommes la création de Dieu, et que nous sommes réconciliés avec Lui par Jésus-Christ, comment cette vérité transforme-t-elle tout le reste de la vie?


Le chrétien et le monde (Tim)

novembre 23, 2011

Je lis plusieurs blogs de façon régulière, et j’utilise Google Reader, pour éviter de me laisser emporter par la liste interminable de liens intéressants (la plate-forme est en anglais, bientôt en français, et on peut s’abonner à des blogs/sites français sans difficulté).

En lisant ce matin un article écrit par Gene Veith au sujet des mariages de groupes, une question m’est venue à l’esprit.

Premièrement, on n’est pas nécessairement familier avec cette pratique, alors l’auteur explique que le mariage de groupe est un mariage qui implique trois personnes ou plus. On y fait référence par des termes tels que polyamour ou polygamie.

Ma question en lisant cet article est la suivante:

- Comment réagir face à la situation de manière biblique et rédemptrice?

La première partie de la question sous-entend que je dois comprendre la situation et ses répercussions à la lumière de l’enseignement de la Bible. Il est très inutile de s’en tenir au constat qu’une telle pratique est révoltante, ou dépravée. Il est vrai que c’est un modèle qui est opposé au mariage biblique, et donc ne correspond pas à ce que Dieu a créé en instituant le mariage, mais si la réflexion ne va pas plus loin, cette seule réaction n’aura pas produit grand chose.

Je veux donc aller plus loin que reconnaître la déviance, je veux aussi être capable de comprendre en quoi ça ne correspond pas au modèle biblique, et donc celui qui est bon pour l’homme, qu’il connaisse Dieu ou non.

La deuxième partie de la question sous-entend l’idée que le chrétien n’a pas pour rôle unique de défendre la vérité, mais également d’apporter cette vérité à ses contemporains. Comment cette question peut-elle ouvrir la porte à l’Évangile? Comment puis-je utiliser cette situation pour présenter Celui qui est la vérité, Jésus-Christ?

Et ce avec respect et douceur.

PS: Que c’est difficile de ne pas être seulement réactionnaire, mais chercher les occasions d’être un messager utile. Une réflexion de plus sur ce que ça veut dire d’être dans le monde, sans être comme le monde.


Nous sommes de nouveau le 31 octobre… (Tim Corbeau)

octobre 31, 2011

Tous les ans, à cette date, les chrétiens se retrouvent face à une décision quant à leur attitude concernant Halloween. Et avant d’aller plus loin, je dois ajouter que cette décision est à la fois importante, et difficile.

Nous sommes en train de terminer une série de messages dans le livre de Romains à notre église, où Paul nous enseigne à prendre des décisions avec conviction, et non pas pour plaire, ou par pression sociale/spirituelle. Ce principe est vrai aussi pour la décision de participer ou non à cette fête.

J’espère ne pas priver trop de gens en incluant une vidéo en anglais, mais le contenu vaut la peine d’être écouter. C’est la réponse la plus concise et équilibrée que j’ai entendue jusqu’ici.

Pour terminer, n’oublions pas que le 31 octobre est aussi le jour qui a (au moins en grande partie) déclenché la Réforme protestante. Voilà qui a de quoi être célébré, et sans retenue!

Alors si vous êtes hésitants avec la fête païenne, souhaitez à qui veut l’entendre “bonne journée de la Réforme”!


La technologie au service de la maturité… (Tim)

octobre 21, 2011

On parle de plus en plus des livres électroniques, on en lit apparemment de plus en plus aussi. Depuis peu, Amazon vend  plus de livres électroniques que physiques (voir ici). Face à l’arrivée de ce nouveau format, il est encore difficile de discerner les impacts à long terme et les enjeux de ce changement.

J’ai lu mon premier ebook, Le Code DaVinci, sur un pocket pc, l’ancêtre du téléphone intelligent (smartphone). Autant dire que j’ai adopté assez vite ce mode de lecture. Cependant, un obstacle m’empêchait de plonger tête première et faire une transition plus complète vers le numérique: mon amour des livres.

Non pas que je n’aime plus les livres aujourd’hui, bien au contraire, mais posséder un livre, le mettre sur une étagère, le soupeser, le sentir, étaient autant de choses que j’aimais beaucoup. Parfois plus que lire le livre en question.

J’ai passé plusieurs années à amasser des livres, par besoin, par obligation, par plaisir, et on a encore du récemment acheter d’autres bibliothèques pour accueillir le volume grandissant de livres dans la maison.

Je sais pertinemment qu’aimer un livre pour sa couverture et le résultat visuel de la bibliothèque est non seulement superficiel mais même décevant, mais ayant grandi dans un environnement qui encourageait la culture, le livre est devenu pour moi le symbole de l’érudition et de la connaissance (qu’on lise le livre en question ou non). Avoir un livre était déjà un achèvement en soi, un “signe extérieur de sagesse”, si vous voulez.

Cette nouvelle réalité du livre électronique m’amène à faire face à mon idole: un livre électronique n’est sur aucune des étagères de mes bibliothèques, la plupart du temps les gens ne savent pas que j’en possède une copie (est-on vraiment jamais propriétaire d’un ebook?), et il n’y a vraiment que le contenu qui importe, et non plus le contenant. Le fond, et non la forme.

Ainsi, me tourner vers les ebooks m’amène à faire un deuil sain de mon amour malsain des livres.

Un pas de plus vers la maturité.

Comme j’ai déjà dit, la technologie ne produit pas la maturité, mais parfois des changements d’environnement viennent ébranler des mauvaises habitudes, dans mon cas de mauvaises affections.

Si j’ai froissé le Luddiste en vous, sachez que je nous en tiendrai pas rigueur de lire un livre fait en papier d’arbre en bois. Je suis encore loin d’avoir tourné le dos à nos bons vieux livres poussiéreux.

PS: bien que je n’ai pas eu l’intention de faire ressortir les pour et les contre du livre électronique, je vous pose la question: Que pensez-vous de ce “nouveau livre”? Lisez-vous des livres physiques, électroniques, les deux? Et pour quelle raison faites-vous ce choix? Qu’est-ce qui vous pousse en avant/vous retient concernant les ebook?


Together for the Gospel et ebook gratuit (Tim)

avril 29, 2011

t4g 2012La prochaine conférence  T4G vient d’être mise en ligne (merci JD pour l’info). Le thème de cette conférence est “Together for the Underestimated Gospel” (Ensemble pour l’Évangile sous-estimé).

Si vous redoutez la barrière linguistique, sachez que la conférence était traduite simultanément l’an dernier en français et espagnol. Je sais que le site dit ne pas pourvoir d’autre service que pour les mal-entendants, mais je m’attends à ce qu’une traduction soit disponible si la demande est substantielle. Sous toute réserve.

Avez-vous déjà assisté à une conférence semblable? Quels sont les points forts, les points faibles? Que pensez-vous de la critique de Carl Trueman au sujet des “pasteurs superstars” et des grosses conférences? J’ai eu le privilège d’assister l’an passé, mais je vais retenir mes commentaires, et laisser place aux vôtres pour le moment.

En bonus, un livre (livret) de C.J. Mahaney est disponible gratuitement pour l’occasion, en format électronique. Le titre pique la curiosité, “Le pasteur et la critique personnelle”, il semble que ça pourrait être utile. En anglais seulement.

Vous pouvez aller voir les infos sur le site, et même voir les gars concernés s’affronter au basket (je suis content de constater qu’ils semblent avoir autant de talent que moi à ce jeu…)


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