Sans le Canadien point de salut (Tim)

avril 13, 2012

Le téléjournal de Radio-canada a diffusé une capsule vidéo dans laquelle quatre hommes discutent avec un psychologue de leur dépression suite à la défaite des Canadiens de Montréal.

En voici quelques citations:

- ” J’ai littéralement le coeur brisé” (j’aime le “littéralement”)

- “C’est pas tant le Canadien qui créé un vide, que c’est un vide qui existe déjà

Que pensez-vous des solutions proposées par le psychologue? Est-ce qu’il y a une solution durable dans ce qu’il amène?

Et comment “être des vainqueurs” ? Comment on fait, et à quoi ça ressemble?


La mort dans la tombe (Tim)

avril 6, 2012

À l’occasion du vendredi saint, voici une vidéo qui couvre le thème de la mort, et de la mort de la mort.


Francis Schaeffer, 100 ans plus tard… (Tim)

février 1, 2012

Francis Schaeffer est né il y a 100 ans.

Voici mon expérience personnelle avec cet homme.

Bien que je ne l’aie jamais rencontré en personne – il est parti 3 ans après que je sois né –  il a contribué à plusieurs leçons importantes dans ma vie.

Pendant mon enfance, il y avait chez mes parents une bibliothèque très variée, et un de mes passe-temps favori était d’y découvrir de nouveaux livres, de nouveaux auteurs, de nouveaux genres. Que ce soit Stephen King, Le Petit Nicolas ou le théâtre classique, ma passion des livres a certainement été alimentée par cet exercice.

Un jour j’ai mis la main sur un petit livre, assez petit pour qu’il ne dure qu’un jour ou deux à temps perdu. Son titre plutôt cryptique: “démission de la raison”.

J’ai du le lire 5 ou 6 fois avant de commencer à discerner l’idée générale de l’auteur. Ce que j’ignorais à l’époque, c’est que cette lecture en amènerait d’autres, et que cet auteur d’abord inintelligible deviendrait un mentor pour ma foi.

Dans un monde relativiste, Schaeffer m’a appris, et expliqué, qu’on pouvait savoir quelque chose. Qu’on pouvait être chrétien et intègre intellectuellement. Qu’on avait le droit de réfléchir, de raisonner, et de lire la Bible avec une confiance renouvelée.

Si Schaeffer vous est soit étranger, soit antipathique, je vous laisse avec le témoignage d’autres, qui ont eux aussi bénéficié du travail de cet homme, mais par une rencontre personnelle dans leur cas.

Schaeffer et les travailleur à l’Abri anglais nous ont aidé à poser une nouveau fondement pour la vie chrétienne – la Bible, la Bible, la Bible- connue du début à la fin, comme référence pour toute vie et toute pensée. Immuable. Absolue. Connaissable. Un reflet du Dieu immuable, absolu et connaissable. Pas de chaos théologique. Le repos pour nos âmes.

Je sais que plusieurs ont apprécié les perceptions philosophiques et culturelles de Schaeffer. Elles étaient pénétrantes, opportunes et prophétiques – probablement ce pour quoi il est le plus connu. Mais pour nous – premièrement, il a été le premier porte-parole de Sola Scriptura. C’est la certitude biblique absolue en arrière des perceptions philosophiques et culturelles qui a changé notre vie. Et nous en sommes extrêmement reconnaissants.


Intimidation – 3 (Tim)

décembre 13, 2011

On n’a pas besoin d’avoir été victime d’intimidation pour savoir que ce n’est pas agréable. Mais pour comprendre à quel point ça peut faire mal, oui.

La raison pour laquelle l’intimidation est soudainement devenu un sujet d’intérêt, c’est parce que nous avons tous vu ses conséquences funestes chez plusieurs jeunes. Si une jeune fille décide que la mort est préférable au traitement qu’elle subit, qu’elle soit verbale, physique ou psychologique, nous commençons à comprendre la gravité du problème.

La question est celle-ci: que faire lorsqu’on fait face à ce genre de comportement méprisant et dégradant, et est-ce que la Bible peut nous éclairer?

Je ne prétends en aucun cas fournir ici des réponses exhaustives ou faisant autorité, je veux simplement réfléchir en public à la question, et éventuellement participer au dialogue entourant ce problème de société.

1. La première démarche qui me semble évidente (non pas à faire mais à déduire) est de parler. Ce qui pousse les jeunes à se retrouver seuls et désespérés, c’est le silence au sujet de ce qui les ronge. Je suis conscient que ce n’est jamais facile d’admettre se faire intimider, et la personne à qui on pourrait parler n’a peut-être même pas de solution. Mais faire face à un problème à plusieurs est presque toujours plus aisé, surtout si on choisi bien nos interlocuteurs. Que ce soit un prof, un parent, un ami ou une ligne téléphonique anonyme, parler est le début de la solution. Ça inclut parler à Dieu. Si on croit que Dieu est là et qu’il est puissant, ne sous-estimons pas sa capacité à agir dans une situation pareille. On peut même lui demander de mettre quelqu’un sur notre chemin pour nous aider.

2. Les besoins sont bien sûr différents selon la situation, mais l’intimidation commence souvent de manière subtile, avec des remarques désobligeantes, de marque de mépris déguisé, peut-être sous le couvert de l’humour. Et c’est souvent le début d’une pente glissante pour la victime désemparée. La tragédie est que la plupart des gens mesurent leur valeur à leur popularité, à travers les yeux des autres. Malheureusement les yeux des autres ne sont pas toujours aimant.

La Bible nous enseigne que notre valeur dépend de Celui qui nous a créé, et non pas de l’opinion des autres. Ayant un nom, un prénom et une couleur de cheveux hors du commun, j’ai eu mon lot de railleries étant plus jeune, bien que ça ce soit arrêté là la plupart du temps. Mais la tentation a été grande de croire ce que plusieurs disaient à mon sujet, et venir à penser que j’étais réellement ridicule et de moindre importance basé sur des critères complètement arbitraires. Nous avons besoin de connaître notre valeur. Et nous avons besoin de ne pas croire ceux qui nous donne une valeur moindre.

3. “Aimez vos ennemis” peut sembler complètement aberrant dans le contexte actuel, mais je veux préciser ma pensée: l’intimidation commence par des gestes ou des mots presque anodins, et la réaction à ces gestes est déterminante. Quant une telle attitude commence à apparaître, il y a bien des façons de réagir. L’indifférence, la colère, la peur… De toute ces réactions, je crois, et c’est ce que la Bible enseigne, que l’amour est la plus puissante. Il n’y a pas de réaction plus déstabilisante que de faire du bien quand on a reçu du mal.

Dans le contexte de la Bible, la seule raison possible d’agir ainsi est en réponse à l’amour de Dieu à l’égard de l’homme pécheur. L’homme est ennemi de Dieu par nature, et fait constamment du mal à son égard. Dieu a répondu en donnant à l’homme le plus grand geste d’amour qui soit: le pardon.

Maintenant, je connais le cliché classique. Le “bon chrétien” tend la joue, ne hausse pas la voix, et prend avec joie le rôle de la victime. Se laisser faire sous prétexte qu’un chrétien ne devrait pas se battre est complètement à côté de la plaque. Je ne prône pas la violence, mais être chrétien ne signifie pas l’ablation de la colonne vertébrale.

Le vrai but ici est de résoudre le problème d’intimidation. Demander le respect des autres est légitime, et ne pas accepter le mépris aussi. Le moyen employé est ce qui est déterminant. Si aucun dialogue n’est possible avec l’auteur de l’intimidation, il faut passer à d’autres moyens, chercher l’aide d’autres personnes.

Au bout du compte, ce qui peut vraiment transformer quelqu’un, y compris ceux qui infligent de la violence les autres, c’est de se réconcilier avec Dieu. Seul Jésus-Christ peut changer le coeur et les désirs d’une personne. Et se rappeler de cette vérité aide aussi à voir les autres différemment.


Intimidation (2e partie) (Tim)

décembre 7, 2011

Dans l’article qui introduisait le sujet, je posais la question:

“comment réagir à la situation de manière conforme à l’Évangile?”

Dans un premier temps, considérant le cas de celui qui intimide, voici quelques pistes de réflexion:

Intimider quelqu’un démontre que nous accordons moins de valeur à la personne qu’à nous-même, basé sur des critères personnels.

Que ce soit à cause de la couleur de la peau, de l’orientation sexuelle, des vêtements ou du statut social, démontrer du mépris envers quelqu’un, de manière physique ou verbale, indique que nous accordons une moins grande valeur à cette personne qu’à soi-même. Cette personne est la cible de paroles ou de gestes dérogatoire, abaissants, intimidants, parce que jugée moins digne de respect. Les critères sont flous, personnels, et basé sur des préférences arbitraires.

Exemple 1: Quand les vêtements amples étaient à la modes, ceux qui s’habillaient de manière ajustée étaient “moins cool”, moins estimés, et parfois méprisés pour leur accoutrement. Si quelques années plus tard la mode est aux vêtements serrés (ce qui semble être le cas maintenant), les idées suivent la tendance. Notons en passant la récurrence des tendances. Malheureusement. Les années 80 sont très bien derrière nous, il me semble.

Il est intéressant de noter que plusieurs écoles ont décidé d’adopter des uniformes pour mettre fin à la discrimination qui existait à cause des différences vestimentaires.

Exemple 2: Il y a quelques siècles, le teint pâle était une caractéristique physique recherchée, étant une preuve de richesse (ceux qui travaillent dans les champs sont constamment exposés au soleil). C’est maintenant le contraire, et être bronzé est ce qui est désirable. Étant moi-même parfaitement incapable de bronzer, j’ai été confiné au côté non-cool pendant ma scolarité.

Ce que dit la Bible

L’être humain est créé par Dieu et à son image, et sa valeur se trouve dans l’origine divine de chaque personne. Quand nous accordons à quelqu’un une moindre valeur, nous le faisons selon des critères injustes, c’est à dire non-fondés.

Nous retrouvons le même argument dans le débat sur l’avortement. Quelle valeur accorder à la vie? Qu’il s’agisse d’un amas moléculaire, ou d’une personne créée par Dieu et portant son image, la réponse n’est pas la même. Quelle valeur accorder à quelqu’un d’une ethnie différente? Des débats ont eu lieu dans les siècles passés à savoir si les autres “races” étaient dignes d’être respectées à titre d’humain (comme la controverse de Valladolid, par exemple).

La Bible nous dit que chaque être humain, indépendamment de son origine, est la création de Dieu, et d’une valeur déterminée par son Créateur.

La Bible nous enseigne également d’aimer notre prochain (Marc 12.31), c’est à dire chaque personne qui se trouve sur notre chemin et avec qui nous interagissons. C’est un principe qui est applicable sans distinction.

Pour finir, nous avons tous la tentation de nous comparer aux autres, dans tous les domaines possibles et imaginables. Nous mesurons notre valeur et notre capacité à la lumière de celle des autres. Malheureusement, cet exercice est à la fois néfaste (l’orgueil nous pousse à nous voir comme étant au-dessus des autres), et complètement incorrect. Notre valeur n’est pas déterminé par notre position vis-à-vis des autres, mais par notre position vis-à-vis de Dieu.

Et à cet égard, nous sommes rapidement renseigné par la Bible.

- La valeur humaine intrinsèque:

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. (Genèse 1.27)

- La position de chacun à cause du péché:

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; (Romains 3.23)

- La valeur donnée par Jésus-Christ à celui qui se confie en Lui:

Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment? (Jacques 2.5)

Voilà pour un premier jet. Je vais poursuivre cette reflexion dans les prochains jours, en abordant la question de la perspective de celui qui subit l’intimidation, puis de celui qui en est témoin.

D’ici là, n’hésitez pas à réagir, et à commenter. En passant, ce n’est pas un traitement exhaustif de la question, loin de là, je ne fais que relater les discussions que nous avons eu avec les jeunes de mon église, et en profiter pour continuer la reflexion en public.


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