L’implication concrète de l’Évangile ? (Tim)

mai 1, 2012

Dans son livre Gospel, JD Greear énonce quatre propositions qui découlent de l’Évangile et qui aident à comprendre et vivre les implications de son message dans la vie quotidienne.

- En Christ il n’y a rien que je puisse faire pour que Tu m’aimes plus, et rien que j’aie fait qui fasse que tu m’aimes moins.

 - Ta présence et Ton approbation sont tout ce dont j’ai besoin pour une joie infinie.

 - Je serai pour les autres ce que tu as été pour moi.

 - Alors que je prie, je mesurerai Ta compassion selon la croix, et Ta puissance par la résurrection.

Que pensez-vous de cette manière d’exposer les vérités de l’Évangile? Est-ce utile? Complet?


La mort dans la tombe (Tim)

avril 6, 2012

À l’occasion du vendredi saint, voici une vidéo qui couvre le thème de la mort, et de la mort de la mort.


Ironie: dire la vérité sans le savoir (Tim)

avril 4, 2012

À l’approche de Pâques, je relisais le récit de l’arrestation et de la crucifixion de Jésus-Christ. Un détail m’avait échappé jusqu’ici.

“Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.” Jean 18.14

Dans le contexte, Caïphe cherchait le moyen le plus sûr, et le moins compromettant, de mettre un terme à ce nouveau mouvement populaire dont Jésus semblait être la tête. Son raisonnement était le suivant: supprimons la tête, et le mouvement mourra naturellement.

D’où l’idée que la mort d’un seul (Jésus) éviterait de devoir poursuivre et tuer beaucoup d’autres (tous ses disciples, présents et à venir).

- Première ironie: Caïphe n’avait pas imaginé que la mort de Jésus éviterait effectivement que le peuple ne meure, non pas aux mains des romains, mais à cause d’un oppresseur bien plus puissant: le péché.

Jésus est mort, prenant ainsi sur lui la condamnation des autres. Jésus est mort à la place du peuple.

- Deuxième ironie: la mise à mort de Jésus est ce qui a pour toujours établi ce mouvement, que Caïphe cherchait à enrayer. Par sa mort, Christ a scellé le futur de l’Église, qui existe encore aujourd’hui.

Admettons que la décision de Caïphe n’était pas la meilleure pour ce qu’il cherchait à accomplir.

Admettons surtout que Dieu est infiniment puissant pour accomplir son plan non seulement malgré ses ennemis, mais même à travers eux.

Pâques est la démonstration glorieuse de la victoire de Christ sur le péché et la mort, pour que nous vivions.

Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple.


La théologie en bandes dessinées (Tim)

mars 29, 2012

Je me souvenais de cette planche, mais je n’arrivais plus à mettre la main dessus. Je l’ai finalement retrouvée, alors je vous la partage. (En passant, il y a un lien direct avec le dernier article, seulement avec un format plus léger)

Image

En français:

- Wow, regarde toute cette pluie… Et si ça innondait le monde entier?

- Ça n’arrivera jamais. Au neuvième chapitre de la Genèse, Dieu a promis à Noé que ça n’arriverait plus jamais, et le signe de cette promesse est l’arc en ciel…

- Tu viens de m’enlever un poids…

- La théologie a tendance à faire ça!


Intimidation – 3 (Tim)

décembre 13, 2011

On n’a pas besoin d’avoir été victime d’intimidation pour savoir que ce n’est pas agréable. Mais pour comprendre à quel point ça peut faire mal, oui.

La raison pour laquelle l’intimidation est soudainement devenu un sujet d’intérêt, c’est parce que nous avons tous vu ses conséquences funestes chez plusieurs jeunes. Si une jeune fille décide que la mort est préférable au traitement qu’elle subit, qu’elle soit verbale, physique ou psychologique, nous commençons à comprendre la gravité du problème.

La question est celle-ci: que faire lorsqu’on fait face à ce genre de comportement méprisant et dégradant, et est-ce que la Bible peut nous éclairer?

Je ne prétends en aucun cas fournir ici des réponses exhaustives ou faisant autorité, je veux simplement réfléchir en public à la question, et éventuellement participer au dialogue entourant ce problème de société.

1. La première démarche qui me semble évidente (non pas à faire mais à déduire) est de parler. Ce qui pousse les jeunes à se retrouver seuls et désespérés, c’est le silence au sujet de ce qui les ronge. Je suis conscient que ce n’est jamais facile d’admettre se faire intimider, et la personne à qui on pourrait parler n’a peut-être même pas de solution. Mais faire face à un problème à plusieurs est presque toujours plus aisé, surtout si on choisi bien nos interlocuteurs. Que ce soit un prof, un parent, un ami ou une ligne téléphonique anonyme, parler est le début de la solution. Ça inclut parler à Dieu. Si on croit que Dieu est là et qu’il est puissant, ne sous-estimons pas sa capacité à agir dans une situation pareille. On peut même lui demander de mettre quelqu’un sur notre chemin pour nous aider.

2. Les besoins sont bien sûr différents selon la situation, mais l’intimidation commence souvent de manière subtile, avec des remarques désobligeantes, de marque de mépris déguisé, peut-être sous le couvert de l’humour. Et c’est souvent le début d’une pente glissante pour la victime désemparée. La tragédie est que la plupart des gens mesurent leur valeur à leur popularité, à travers les yeux des autres. Malheureusement les yeux des autres ne sont pas toujours aimant.

La Bible nous enseigne que notre valeur dépend de Celui qui nous a créé, et non pas de l’opinion des autres. Ayant un nom, un prénom et une couleur de cheveux hors du commun, j’ai eu mon lot de railleries étant plus jeune, bien que ça ce soit arrêté là la plupart du temps. Mais la tentation a été grande de croire ce que plusieurs disaient à mon sujet, et venir à penser que j’étais réellement ridicule et de moindre importance basé sur des critères complètement arbitraires. Nous avons besoin de connaître notre valeur. Et nous avons besoin de ne pas croire ceux qui nous donne une valeur moindre.

3. “Aimez vos ennemis” peut sembler complètement aberrant dans le contexte actuel, mais je veux préciser ma pensée: l’intimidation commence par des gestes ou des mots presque anodins, et la réaction à ces gestes est déterminante. Quant une telle attitude commence à apparaître, il y a bien des façons de réagir. L’indifférence, la colère, la peur… De toute ces réactions, je crois, et c’est ce que la Bible enseigne, que l’amour est la plus puissante. Il n’y a pas de réaction plus déstabilisante que de faire du bien quand on a reçu du mal.

Dans le contexte de la Bible, la seule raison possible d’agir ainsi est en réponse à l’amour de Dieu à l’égard de l’homme pécheur. L’homme est ennemi de Dieu par nature, et fait constamment du mal à son égard. Dieu a répondu en donnant à l’homme le plus grand geste d’amour qui soit: le pardon.

Maintenant, je connais le cliché classique. Le “bon chrétien” tend la joue, ne hausse pas la voix, et prend avec joie le rôle de la victime. Se laisser faire sous prétexte qu’un chrétien ne devrait pas se battre est complètement à côté de la plaque. Je ne prône pas la violence, mais être chrétien ne signifie pas l’ablation de la colonne vertébrale.

Le vrai but ici est de résoudre le problème d’intimidation. Demander le respect des autres est légitime, et ne pas accepter le mépris aussi. Le moyen employé est ce qui est déterminant. Si aucun dialogue n’est possible avec l’auteur de l’intimidation, il faut passer à d’autres moyens, chercher l’aide d’autres personnes.

Au bout du compte, ce qui peut vraiment transformer quelqu’un, y compris ceux qui infligent de la violence les autres, c’est de se réconcilier avec Dieu. Seul Jésus-Christ peut changer le coeur et les désirs d’une personne. Et se rappeler de cette vérité aide aussi à voir les autres différemment.


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