Le tremplin social de Noël…

décembre 24, 2009

Cette année, pour la première fois, on s’est demandé Liliane et moi comment nous allions traverser la période tumultueuse et controversée de l’Halloween. En tant que propriétaire immobilier, des enfants allaient frapper à nos portes. Quelle serait notre réaction? Se cacher au sous-sol? Dénoncer l’occultisme sous-jacent auquel participe les bambins? Brandir des traités au lieu des sucreries (qui vous donneront une envie soudaine de diagnostiquer votre enfant comme hyperactif)?

Ma préférence aurait été de donner, en plus des chocolats, une invitation à un évènement à l’église, mais j’y ai pensé trop tard, et la soirée de Noël était trop loin pour que ça marche.

Mais on a repris l’idée (Normand et Alex) une semaine avant notre soirée de Noël, et on a distribué à tout le monde 5 invitations à offrir (au resto, au magasin…) J’ai trouvé l’idée excellente, et il semble que ça ait marché assez bien. L’église a aussi décider de venir en aide à un organisme social de la ville, le Gîte Ami, en pourvoyant des denrées, des vêtements, et des dons de l’assemblée. Des bénéficiaires ont également pu venir au concert de Noël, et les réactions ont été bien au-delà de nos espérances. Les gens ont été très touché de cette initiative, tant les responsables de l’organisme que les bénéficiaires. Toute une expérience pour notre assemblée.

Du côté familial, nous allons aujourd’hui porter un petit cadeau (comestible, ça passe toujours bien) à nos voisins proches, que nous connaissons depuis quelques mois. Des petits pas dans la bonne direction…

Avez-vous des idées originales, des moyens d’utiliser Noël pour bâtir des ponts, ou comme on dit maintenant, « rayonner dans la communauté », que ce soit au niveau personnel, ou en groupe, en église?

Joyeux Noël à tous, et que cette saison nous permette d’accomplir la mission de Christ:

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,
et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

Matière à réflexion

décembre 8, 2009

J’aurais aimé une traduction plus percutante pour « food for thoughts », mais bon…

Je veux vous partager deux citations que j’ai lues entre hier soir et ce matin (c’est à dire, une hier soir et une ce matin, et non pendant la nuit, durant laquelle je méditais profondément). Les deux citations appartiennent à Tim Keller, pasteur à Manhattan.

La première vient de son dernier livre que je suis en train de lire, Counterfeit Gods, qui parle de l’idolâtrie dans nos vies. La seconde vient d’un article dans la dernière publication de New York, traitant de l’adultère spirituel (pas très loin du premier thème, finalement).

 » You don’t realize Jesus is all you need until Jesus is all you have »

Traduction libre : « C’est quand on n’a plus que Jésus, qu’on réalise qu’on n’a besoin que de Lui.« 

Je ne crois pas avoir déjà été dans une telle situation, n’avoir littéralement « plus que Jésus », mais pour avoir vécu quelque chose d’assez proche, je sais que c’était très vrai alors, Jésus est tout ce dont j’ai besoin, parce que j’ai tout en lui.

 » God is in the longest bad marriage in history »

T. L. : « Dieu est dans le mauvais mariage le plus long de l’histoire. »

L’idée est que nous sommes bien souvent infièles, se détournant du vrai Dieu pour s’attacher à d’autres choses, comme l’argent, les relations, le succès. Bref, Dieu se voit souvent déplacé dans notre liste de priorité, mais Il est fidèle. Il est assez patient pour persévérer. Il nous aime à ce point.

Bref, comme je disais, ça me laisse pensif…


Chez nous Noël, c’est surtout…

décembre 4, 2009

Noël approche à grands pas, et si vous ne vous en êtes pas aperçu, c’est que vous n’avez pas mis les pieds dans un magasin depuis au moins 1 mois.

Mais avec ou sans votre participation à la frénésie commerciale, Noël est quand même à nos portes (comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera… oups, désolé, c’est sorti tout seul).

Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous entretenir sur la perversion de la spiritualité par la surconsommation, quoique ça pourrait faire l’objet d’un prochain article, à bien y penser.

Comme le suggère le titre, je veux seulement vous amener à penser à vos traditions de Noël. Quels sont vos traditions (bonnes ou mauvaises)? Que faites vous, intentionnellement, ou par habitude héritées de vos parents? Finalement, comment termineriez-vous la phrase « chez nous Noël, c’est surtout… » ?

Je crois que la phrase se terminerait différemment si formulée ainsi: « j’aimerais qu’à Noël, on fasse… »

Qu’est-ce que vous aimeriez faire à Noël? Que ce soit ajouter quelque chose de nouveau, comme inviter des amis, changer une tradition existante, comme le menu qui est le même depuis votre arrière grand-mère, ou encore ajouter un nouvel élément.

Par exemple:

- Nous avons décidé dans ma famille de faire principalement des échanges de cadeaux (chacun offre et reçoit un cadeau).

- Nous essayons de trouver un juste milieu gastronomique entre ma culture (française) et celle de Liliane (québécoise). Je dois ajouter que lors de notre premier Noël en famille, on avait mangé un steak-pâtes assis sur le sofa, en réaction aux repas 7 services de 3h lors des Noëls précédents… Tout un revirement de tradition!

- Nous lisons un passage de la Bible relatif à la naissance de Jésus – mais pas nécessairement Luc 2 (texte incontournable auparavant)

- Nous donnons chacun un sujet de joie de l’année qui vient de passer (et on recommence au jour de l’an).

D’autres idées?


Un Berger pour son coeur

décembre 2, 2009

http://www.topboutique.com/illustrations/180/e/ELBB0601158433946.jpgJe viens de terminer le livre « Un Berger pour son coeur » de Tedd Tripp que je j’ai lu pour un DFC de SEMBEQ sur la douceur avec mes enfants.

Moi, sans endosser complètement tout ce que l’auteur avance dans son livre (en fait, aucun livre selon est digne d’être endossé à 100% à part la Bible bien sûr), je recommande fortement ce livre à tout parent ou parent en devenir. Voici quelques citations et leçons que j’ai retenu.

L’avez-vous lu? Êtes-vous en accord ou en désaccord avec certaines de ces idées? Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres livres à me recommander pour mon DFC sur la douceur avec mes enfants?

Citations que j’ai retenu

  • Quand les parents se sentent sous pression, l’obéissance qu’ils exigent de leurs enfants risque de n’avoir pour but que de préserver leur confort – p.44
  • Les enfants apprennent à devenir de sages décideurs en suivant l’exemple de leurs parents – p.48
  • La repentance et la foi ne sont pas es rites d’initiation qu’il suffit d’accomplir une seule fois pour devenir chrétien, mais les moyens de vivre continuellement en relation avec Dieu – p.68
  • Et si l’on se limite à modifier le comportement, on passe à côté de la véritable cible: le cœur. Si l’on s’occupe du coeur d’une manière efficace, le problème du comportement sera résolu – p.82
  • Pour pouvoir comprendre son enfant et l’aider à se comprendre lui-même, il faut développer l’art de la communication: en l’encourageant à s’exprimer, en facilitant les échanges, en regardant au-delà des mots et des comportements pour discerner les motivations du coeur – p.92-93
  • S’il [l'enfant] naissait éthiquement et moralement neutre, il n’aurait pas besoin de correction, il lui suffirait d’être guidé – p.119
  • Dans la petite enfance, le châtiment corporel revêt une importance primordiale – p.160
  • Les mots n’ont pas de portée suffisante pour un petit enfant – p.161
  • L’incohérence est un caprice. L’incohérence signifie que la sanction dépend de l’humeur des parents plutôt que des principes bibliques – p.161
  • Le châtiment corporel doit se rattacher à un fait spécifique clairement identifié – p.162
  • Le but de la punition n’est pas de changer le comportement mais d’amener l’enfant à soumettre son coeur dans l’humilité et la douceur à la volonté de Dieu qui veut qu’il obéisse à ses parents p .165
  • Il ne faut jamais utiliser l’enfant pour étaler ses convictions. Le but de la correction n’est pas l’évangélisation – p.168
  • Sa [un enfant] conscience doit devenir le moteur de son âme de manière à lui montrer comment se comporter, même lorsque ses parents ne sont pas présents – p.174
  • Pour grandir, il ne suffit d’une connaissance théorique d’une vérité, mais il faut intégrer la pertinence de cette vérité dans la vie quotidienne – p.200
  • Les parents cherchent désespérément dans la Bible la promesse que leurs enfants découvriront la foi. Je ne pense pas que l’on puisse trouver cette promesse dans la parole de Dieu – p.210
  • Tout le monde ne doit pas s’interroger sur tout, mais chacun doit trouver la réponse aux questions qu’il se pose – p.215
  • La relation parent/adolescent, pour être bénéfique, devrait s’inspirer d’une relation d’adulte à adulte – p.218
  • Étouffons ce désir de les voir devenir ce que nous voudrions qu’ils soient et aidons-les simplement dans leurs choix pour qu’ils réussissent dans ce qu’ils ont envie de faire – p.220
  • Ce qu’ils deviendront ne dépend pas uniquement du travail de berger que nous aurons accompli. Leur sort dépendra de la nature de leur engagement personnel envers Dieu – p.221

Autres leçons que j’ai retenu

  1. Donner des options aux enfants très jeunes pour créer une habitude dans leur tête que c’est eux qui décident pour tout!!
  2. La tâche des parents n’est pas de simplement pourvoir aux besoins de l’enfant, mais d’être le berger de son coeur chaque fois que l’occasion se présente.
  3. C’est une erreur de penser que displine (de notre enfant) et amour sont en opposition. Voir Pr 3.12, 13.24 et Ap 3.19
  4. Éviter de poser des questions du style: « Pourquoi as-tu fais…? » Car les enfants ne connaissent pas la réponse. Exemples de questions à poser à la page 94
  5. Concernant l’écoute: « Il faut s’arrêter de temps en temps et réfléchir à ce que l’on a entendu et aussi à ce que l’on n’a pas entendu » – p.109
  6. Quand l’enfant fait un appel de la décision prise, voici des directives intéressantes à suivre: a) l’en fant doit obéir immédiatement , pas après l’appel, b) Quoiqu’il arrive, il doit obéir, c) Il doit faire appel de manière respectueuse, d) Il doit accepter le résultat de l’appel avec bonne grâce – p. 153 donne un exemple
  7. C’est mieux de ne pas avertir l’enfant plusieurs fois d’une correction avant de lui donner. L’enfant doit comprendre que l’on pense vraiment ce que l’on dit – p. 161
  8. Si l’on a péché en corrigeant notre enfant, on doit le confesser, lui demander pardon et se réconcilier avec lui – p.163
  9. Avec un jeune enfant (5 ans et moins), l’objectif de la correction est de lui apprendre à obéir, à se soumettre à l’autorité de ses parents. Mais, avec un enfant plus vieux (5 à 12 ans), l’objectif de la correction est de travailler sur un mauvais comportement qui n’est pas relié avec le défi de l’autorité. Quelque chose comme l’égoïsme, la maitrise de soi… – p.175
  10. Malgré le fait que la Bible ne contient pas de promesse face au salut des enfants de parents chrétiens, ces derniers n’ont pas aucun espoir de voir leurs enfants venir à Christ. Ils peuvent faire confiance à Dieu en sachant que l’Évangile auquel leurs enfants ont eu le privilège d’être exposés est puissant et fera son oeuvre dans leur vie. Mais, encore une fois, il n’y a pas de garanti – p.211
  11. Il y a des choses qui ne valent pas la peine d’être constamment confrontée comme l’habillement bizarre, la coupe de cheveux, la mode qui n’est pas la nôtre…p.219