Le mercredi est fait pour lire

novembre 25, 2009

En aucun cas je veux insinuer que les autres jours sont impropres à s’abreuver de littérature, mais nous avons choisi le mercredi pour partager des lectures (livres, sites, articles). En d’autres mots, vous pouvez lire les autres jours aussi!

Une nouvelle publication de Themelios (revue théologique pour pasteurs et étudiants en théologie) est disponible ce mois-ci, et je vous encourage à lire au moins l’éditorial. Le journal est principalement écrit pour les pasteurs et étudiants, mais l’éditorial, sous la plume de Don Carson, est très encourageant, et pousse le lecteur à réflechir.

Voici (en anglais) une citation que fait Carson d’un poème d’Omar Khayyam, un mathématicien philosophe Perse du 11e siècle (rien que ça devrait suffir à piquer votre curiosité):

The Moving Finger writes; and, having writ,
Moves on: nor all your Piety nor Wit
Shall lure it back to cancel half a Line,
Nor all your Tears wash out a Word of it.

Une traduction libre serait:

Les doigts en mouvement écrivent, et ensuite passent à autre chose:                                                                                                            Ni votre piété ni votre esprit vif                                                                                                                                                                            Ne saurait vous faire retourner en arrière pour annuler ne serait-ce qu’un demi ligne,                                                                            Ni vos larmes en effacer un seul mot.

Une manière plus contemporaine de dire la même chose: « ce qui est fait est fait ».

À la lumière de cette vérité, Carson nous pousse à réfléchir aux implications en tant que chrétien.

Bonne lecture!


La fin du monde est prévue pour 2012!

novembre 21, 2009

Si vous ne le saviez pas, alors il est temps de se mettre au courant des vraies affaires. La fin du monde est proche, et c’est Hollywood qui le dit, alors…

Plus sérieusement, après environ 8 mois de diète cinématographique, j’ai été au cinéma avec ma co-spectatrice préférée, ma femme Liliane, pour voir le film 2012.

Je vais laisser passer un peu de temps pour ne pas révéler trop d’infos à ceux qui veulent avoir la chance de voir le film d’abord, mais dans peu de temps je vais écrire un peu plus au sujet de ce film, et croyez-moi, il y a de quoi écrire (j’ai pris des notes pendant le film, imaginez-vous – quelque chose que je n’avais encore jamais fait).

Alors allez voir ce film (pas de nudité, ça nous change), et on en rediscute après.

En anglais:

En français:


La providence de Dieu

novembre 9, 2009

Dans mon travail sur le livre de Ruth l’année passé pour le cours Survol AT2, les livres historiques, j’ai exposé l’enseignement de Ruth sur la providence de Dieu. Voici les leçons tirées de ce merveilleux récit:

  • Dieu contrôle les éléments de nos vies, sur lesquelles nous n’avons nous-mêmes aucun contrôle
  • Dieu agit de la sorte selon son plan souverain et bienveillant
  • l’action humaine et l’action divine ne sont pas mis en opposition, mais plutôt, les deux agissent simultanément pour le même but, soit celui que Dieu poursuit
  • Dieu sait exactement ce qu’il fait, il accomplit son plan exactement comme il le veut, alors que les humains agissent sans connaitre l’objectif ultime que Dieu poursuit
  • C’est seulement à la fin de l’histoire, ou après le déroulement d’un événement, que les personnages humains de l’histoire peuvent parfois reconnaître l’action providentielle de Dieu
  • Dieu, aussi amour et bienveillant qu’il l’est, amène parfois des évènements malheureux dans la vie de ses créatures dans le but d’accomplir ses desseins
  • Une définition de la providence de Dieu: La providence de Dieu est l’action souveraine de Dieu dans le monde, soutenant et contrôlant l’univers entier, en particulier les circonstances (bonnes ou mauvaises) et le cours de la vie des être humains, dans le but d’accomplir son plan bienveillant et glorieux

Je viens de relire, dans mon plan de lecture biblique, le livre de Ruth et ceci m’a rappelé les leçons que j’avais soulevé lorsque j’ai fait mon travail l’année passé. Mais, cette fois-ci, les leçons sur la providence de Dieu sont encore plus réelles pour moi à cause d’un évènement qui vient de se passer la semaine passée.

Le mois passé, le mardi, j’ai acheté la minivan de mon grand-père, une Honda Odyssey 2003. On a fait cela au concessionnaire Honda pour éviter de payer trop de taxe. Je me suis fait donné un transit (immatriculation temporaire) de 10 jours pour me permettre d’aller faire immatriculer la van à la SAAQ. Mercredi PM, j’avais planifié travailler sur mes cours de SEMBEQ, mais j’ai réalisé que c’était ma seule opportunité d’aller faire immatriculer la van car j’étais pour être occupé le reste de la semaine. Donc, j’ai décidé de me rendre à la SAAQ mercredi PM. En revenant du concessionnaire mardi, j’avais mis les papiers nécessaires (contrat de vente et autres papiers du concessionnaire) dans la van. Je suis parti de chez nous mercredi (400 P-Labine à Gatineau) pour me rendre au bureau de la SAAQ (boulevard St-Joseph à Hull) en me disant que les papiers étaient encore dans la van.

Lien vers la Map

C’est en arrivant dans le stationnement de la SAAQ que je me suis rendu compte qu’ils n’étaient pas là (car, je l’ai appris plus tard, Marie les avaient sortis et mis dans la cuisine). Donc, frustrée d’Avoir fait un voyage pour rien, je suis retourné à la maison, j’ai trouvé les papiers et je suis retourné à la SAAQ.

J’ai ensuite attendu en ligne pour me faire dire par la réceptionniste à la SAAQ qu’il me manquait encore un papier, soit le certificat de vérification mécanique de l’auto, puisque celle-ci était immatriculée en Ontario et que maintenant je demandais une immatriculation au Québec. Je me suis alors souvenu que c’est mon grand-père qui l’avait fait faire et qui avait oublié de me donner le certificat en question lors de le vente de l’auto. Après avoir tenté de le rejoindre au téléphone à plusieurs endroits, je me suis résolu à retourner à la maison en me disant que je devrais entreprendre toutes ces démarches un autre jour. À ce moment là, mon coeur était rempli de frustration envers la situation et je dirais même envers Dieu, qui selon ma vision limitée de la chose, avait permis que je perde toute une après-midi de mon temps. Je disais même à Dieu : « Pourquoi laisses-tu cela arriver? J’avais planifié travailler pour mes cours de théologie et voilà que je viens de gaspiller 3 heures de mon temps à quelque chose de complètement inutile que je devrai recommencer un autre jour ». Donc, je voyais que cette entreprise me couterait deux après-midi de mon « précieux » temps.

C’est dans cet état d’esprit que je suis retourné dans l’auto et pris la route de la maison. En attendant au feu de circulation que la lumière devienne verte, à 1 minute du bureau de la SAAQ, et en ruminant toutes ces mauvaises pensées envers Dieu, j’ai remarqué que l’auto juste devant moi m’avait l’air familière. En effet, c’était le même modèle de voiture que le modèle que mon grand-père venait d’acheter: une Honda Odyssey 2009, même couleur et immatriculée en Ontario en plus. L’idée m’est venue que peut-être ça pourrait être mon grand-père qui était au volant car il y avait un passager qui avait l’air d’avoir la même coupe de cheveux que ma grand-mère. C’était peu probable, car lui habite à 30 km de là à Orléans, mais je suis de mon auto pour m’approcher de la fenêtre de conducteur de la Odyssey 2009. Et à ma grande surprise, c’était mon grand-père qui attendait à la lumière devant moi. Je lui ai fait signe et on s’est entendu de s’arrêter sur le bord de la route. J’ai découvert qu’il avait le certificat de vérification que j’avais besoin avec lui dans l’auto. Donc, il me l’a donné et je repris la route vers la SAAQ, à 1 minute de là.

En arrivant une deuxième fois en ligne pensant que tout était parfait, la réceptionniste me mentionne: « Tu n’as pas l’ATAC? » J’ai répondu: « comment ça l’attaque? j’ai pas besoin d’une attaque?!? Personne ne m’a dis que pour faire immatriculer mon auto, je devais procéder à une attaque de quoi que soit!!! » Elle me réponds en riant: « Non! l’ATAC: l’Attestation de Transaction avec un Commerçant, c’est un papier que le concessionnaire doit te remettre pour prouver que tu as acheter l’auto de lui ». J’ai dit: « pas vrai!! Il me manque encore un papier!?!? » Mais, je me suis tout de suite souvenu que le concessionnaire Honda est juste à côté du bureau de la SAAQ, mais littéralement juste à côté:


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Donc, je suis allé en marchant au concessionnaire pour récupérer l’ATAC et j’ai enfin pu faire immatriculer mon auto. En revenant à la maison avec ma nouvelle immatriculation, j’ai passé en revu mes pensées et j’ai confessé à Dieu ces « fausses accusations » auxquelles je m’étaient livré. Je me suis rendu compte que dans sa providence, Dieu s’était arrangé pour que je sois obligé de retourner à la maison pour chercher mes papiers, pour qu’en bout de ligne je puisse rencontrer mon grand-père sur le bord de la route afin qu’il me donne d’autres papiers que j’avais besoin. Juste de réfléchir à tout cela me donne des frissons car je comprends la grandeur de la souveraineté de Dieu: Pour contrôler le monde et tout ce qui s’y trouve de façon bienveillante et pour que sa gloire soit manifestée, Dieu tient compte même de nos erreurs, de nos jugements erronés, de ce qui nous semble être les pires circonstances et les mauvais choix que nous faisons.

En fait, c’est vrai que je n’ai pas pu étudier mes merveilleux cours de théologie ; ), mais Dieu avait un plan pour moi cet après-midi là de m’enseigner quelque chose sur lui-même et c’est en fait la meilleure expérience d’étude théologique que je n’aurais pas pu avoir: la reconnaissance de l’intervention providentielle de Dieu dans ma vie. Ce n’est pas donné à tout le monde, ni dans toutes les circonstances de nos vies de pouvoir reconnaître l’action providentielle de Dieu. Ça ne veut pas dire qu’il n’agit pas! Bien au contraire, la Bible nous répète continuellement que Dieu intervient dans nos vies qu’on le reconnaisse ou non. Mais, quand Dieu nous fait la grâce de reconnaître sa main agissante dans nos vies, c’est une réelle bénédiction, un réconfort et un rappel qu’on peut faire confiance au Dieu providentiel qui soutient et contrôle l’univers entier, en particulier les circonstances (bonnes ou mauvaises) et le cours de notre vie, dans le but d’accomplir son plan bienveillant et glorieux.

Je vous souhaite de pouvoir constamment vivre cette expérience de la grâce de Dieu.


Divers du vendredi

novembre 6, 2009

social-media-waste-of-timeJ’étais à Niagara Falls au début de cette semaine pour le congrès de notre association, le Fellowship.

Le conférencier a posé quelques questions intéressantes que je veux transmettre ici.

- La culture est-elle amie ou ennemie de l’Église? La réponse peut être simpliste, mais pensez à des domaines spécifiques, et comment les différentes églises locales agissent. Quels médias utilisons-nous, lesquels semblent tabou? Y a-t-il des influences de la culture (surtout l’hypersocialisation) qui sont injustement, mais systématiquement boudées dans nos églises.

- Les cellulaires devraient-ils être éteints dans l’église? (Ça vient compléter ma question précédente) Dans l’église du conférencier, ils encouragent les gens à garder les cellulaires allumés, parce qu’ils savent très bien que c’est ainsi que les gens communiquent aujourd’hui. Comment cela se passerait-il dans ton église?

- Comment le bâtiment de l’église est-il utilisé en dehors des rencontres? Devrait-on permettre à des non-chrétiens d’utiliser le bâtiment? Les AA, des évènements publiques (concerts…), des conférences non-chrétiennes… Je sais que les politiques sont différentes d’une église à l’autre. Que faut-il penser? Je suis moi-même encore indécis, mais je dois dire que ma pensée chemine face à ces questions.

- À quel point les médias et les moyens de communication sont-ils à jour avec notre culture?

Le conférencier fini avec 2 mises en garde:

- ne pas systématiquement être à la fine pointe de la technologie ou tendance sociale, de peur de manquer de jugement.

- ne pas rester coincé en 1950, par crainte de trop changer les habitudes et la tradition.

Nous sommes tous plus près d’un extrême que de l’autre. Ces questions servent uniquement à me faire réfléchir, mais en les écrivant, je suis forcé de les formuler plus clairement, et peut-être que ça peut aider d’autre à poursuivre ces réflexions (et qui sait, même peut-être partager un peu de sagesse…)

Dans le désir d’intégrer plus parfaitement la culture à mes habitudes, je ne peux que terminer ce message par: Lol!


Tu es Dieu de cette ville

novembre 5, 2009

Une nouvelle traduction est disponible sur le site web de LTC.

C’est un chant original anglais de Aaron Byron et interprèté par Chris Tomlin sur son cd « Hello Love » (excellent cd en passant disponible sur iTunes). Le titre anglais est « You’re the God of this city » traduit en français par « Tu es Dieu de cette ville ».

Mes questions pour vous sont:

  • Comment trouvez-vous la théologie de ce chant?
  • Quel est le sens du message du chant selon vous?
  • Le trouvez-vous orthodoxe (ou biblique)? Pourquoi?
  • Devrions-nous commencer à le chanter en assemblée?

En voici le texte en français (pour ceux qui sont trop paresseux pour suivre le lien plus haut):

Tu es Dieu de cette ville
Tu es Dieu de cette ville,
Tu es Seigneur de ce peuple,
Tu es Roi de ce pays,
Tu es…

La lumière dans ces ténèbres,
L’espérance des affligés Et la paix des angoissés,
C’est toi !

Nul n’est comme notre Dieu,
Nul n’est comme notre Dieu !

Tu es Dieu, le Créateur,
Tu es Roi, le Rédempteur,
Tu es Seigneur des seigneurs,
Tu es…

La force au cœur des faiblesses,
L’amour au sein des détresses
Et la joie dans la tristesse,
C’est toi !

Nul n’est comme notre Dieu,
Nul n’est comme notre Dieu !

Des choses plus grandes sont à venir,
Des choses plus grandes restent à accomplir
Dans cette ville !
Où la gloire rayonne de cœurs vibrants
De louange et d’amour pour toi,
Dans cette ville.

© 2006 Kingswaysongs/LTC
© Traduction 2009 LTC

Voici l’histoire de l’écriture de ce chant: