Dans mon travail sur le livre de Ruth l’année passé pour le cours Survol AT2, les livres historiques, j’ai exposé l’enseignement de Ruth sur la providence de Dieu. Voici les leçons tirées de ce merveilleux récit:
- Dieu contrôle les éléments de nos vies, sur lesquelles nous n’avons nous-mêmes aucun contrôle
- Dieu agit de la sorte selon son plan souverain et bienveillant
- l’action humaine et l’action divine ne sont pas mis en opposition, mais plutôt, les deux agissent simultanément pour le même but, soit celui que Dieu poursuit
- Dieu sait exactement ce qu’il fait, il accomplit son plan exactement comme il le veut, alors que les humains agissent sans connaitre l’objectif ultime que Dieu poursuit
- C’est seulement à la fin de l’histoire, ou après le déroulement d’un événement, que les personnages humains de l’histoire peuvent parfois reconnaître l’action providentielle de Dieu
- Dieu, aussi amour et bienveillant qu’il l’est, amène parfois des évènements malheureux dans la vie de ses créatures dans le but d’accomplir ses desseins
- Une définition de la providence de Dieu: La providence de Dieu est l’action souveraine de Dieu dans le monde, soutenant et contrôlant l’univers entier, en particulier les circonstances (bonnes ou mauvaises) et le cours de la vie des être humains, dans le but d’accomplir son plan bienveillant et glorieux
Je viens de relire, dans mon plan de lecture biblique, le livre de Ruth et ceci m’a rappelé les leçons que j’avais soulevé lorsque j’ai fait mon travail l’année passé. Mais, cette fois-ci, les leçons sur la providence de Dieu sont encore plus réelles pour moi à cause d’un évènement qui vient de se passer la semaine passée.
Le mois passé, le mardi, j’ai acheté la minivan de mon grand-père, une Honda Odyssey 2003. On a fait cela au concessionnaire Honda pour éviter de payer trop de taxe. Je me suis fait donné un transit (immatriculation temporaire) de 10 jours pour me permettre d’aller faire immatriculer la van à la SAAQ. Mercredi PM, j’avais planifié travailler sur mes cours de SEMBEQ, mais j’ai réalisé que c’était ma seule opportunité d’aller faire immatriculer la van car j’étais pour être occupé le reste de la semaine. Donc, j’ai décidé de me rendre à la SAAQ mercredi PM. En revenant du concessionnaire mardi, j’avais mis les papiers nécessaires (contrat de vente et autres papiers du concessionnaire) dans la van. Je suis parti de chez nous mercredi (400 P-Labine à Gatineau) pour me rendre au bureau de la SAAQ (boulevard St-Joseph à Hull) en me disant que les papiers étaient encore dans la van.
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C’est en arrivant dans le stationnement de la SAAQ que je me suis rendu compte qu’ils n’étaient pas là (car, je l’ai appris plus tard, Marie les avaient sortis et mis dans la cuisine). Donc, frustrée d’Avoir fait un voyage pour rien, je suis retourné à la maison, j’ai trouvé les papiers et je suis retourné à la SAAQ.
J’ai ensuite attendu en ligne pour me faire dire par la réceptionniste à la SAAQ qu’il me manquait encore un papier, soit le certificat de vérification mécanique de l’auto, puisque celle-ci était immatriculée en Ontario et que maintenant je demandais une immatriculation au Québec. Je me suis alors souvenu que c’est mon grand-père qui l’avait fait faire et qui avait oublié de me donner le certificat en question lors de le vente de l’auto. Après avoir tenté de le rejoindre au téléphone à plusieurs endroits, je me suis résolu à retourner à la maison en me disant que je devrais entreprendre toutes ces démarches un autre jour. À ce moment là, mon coeur était rempli de frustration envers la situation et je dirais même envers Dieu, qui selon ma vision limitée de la chose, avait permis que je perde toute une après-midi de mon temps. Je disais même à Dieu : « Pourquoi laisses-tu cela arriver? J’avais planifié travailler pour mes cours de théologie et voilà que je viens de gaspiller 3 heures de mon temps à quelque chose de complètement inutile que je devrai recommencer un autre jour ». Donc, je voyais que cette entreprise me couterait deux après-midi de mon « précieux » temps.
C’est dans cet état d’esprit que je suis retourné dans l’auto et pris la route de la maison. En attendant au feu de circulation que la lumière devienne verte, à 1 minute du bureau de la SAAQ, et en ruminant toutes ces mauvaises pensées envers Dieu, j’ai remarqué que l’auto juste devant moi m’avait l’air familière. En effet, c’était le même modèle de voiture que le modèle que mon grand-père venait d’acheter: une Honda Odyssey 2009, même couleur et immatriculée en Ontario en plus. L’idée m’est venue que peut-être ça pourrait être mon grand-père qui était au volant car il y avait un passager qui avait l’air d’avoir la même coupe de cheveux que ma grand-mère. C’était peu probable, car lui habite à 30 km de là à Orléans, mais je suis de mon auto pour m’approcher de la fenêtre de conducteur de la Odyssey 2009. Et à ma grande surprise, c’était mon grand-père qui attendait à la lumière devant moi. Je lui ai fait signe et on s’est entendu de s’arrêter sur le bord de la route. J’ai découvert qu’il avait le certificat de vérification que j’avais besoin avec lui dans l’auto. Donc, il me l’a donné et je repris la route vers la SAAQ, à 1 minute de là.
En arrivant une deuxième fois en ligne pensant que tout était parfait, la réceptionniste me mentionne: « Tu n’as pas l’ATAC? » J’ai répondu: « comment ça l’attaque? j’ai pas besoin d’une attaque?!? Personne ne m’a dis que pour faire immatriculer mon auto, je devais procéder à une attaque de quoi que soit!!! » Elle me réponds en riant: « Non! l’ATAC: l’Attestation de Transaction avec un Commerçant, c’est un papier que le concessionnaire doit te remettre pour prouver que tu as acheter l’auto de lui ». J’ai dit: « pas vrai!! Il me manque encore un papier!?!? » Mais, je me suis tout de suite souvenu que le concessionnaire Honda est juste à côté du bureau de la SAAQ, mais littéralement juste à côté:
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Donc, je suis allé en marchant au concessionnaire pour récupérer l’ATAC et j’ai enfin pu faire immatriculer mon auto. En revenant à la maison avec ma nouvelle immatriculation, j’ai passé en revu mes pensées et j’ai confessé à Dieu ces « fausses accusations » auxquelles je m’étaient livré. Je me suis rendu compte que dans sa providence, Dieu s’était arrangé pour que je sois obligé de retourner à la maison pour chercher mes papiers, pour qu’en bout de ligne je puisse rencontrer mon grand-père sur le bord de la route afin qu’il me donne d’autres papiers que j’avais besoin. Juste de réfléchir à tout cela me donne des frissons car je comprends la grandeur de la souveraineté de Dieu: Pour contrôler le monde et tout ce qui s’y trouve de façon bienveillante et pour que sa gloire soit manifestée, Dieu tient compte même de nos erreurs, de nos jugements erronés, de ce qui nous semble être les pires circonstances et les mauvais choix que nous faisons.
En fait, c’est vrai que je n’ai pas pu étudier mes merveilleux cours de théologie ; ), mais Dieu avait un plan pour moi cet après-midi là de m’enseigner quelque chose sur lui-même et c’est en fait la meilleure expérience d’étude théologique que je n’aurais pas pu avoir: la reconnaissance de l’intervention providentielle de Dieu dans ma vie. Ce n’est pas donné à tout le monde, ni dans toutes les circonstances de nos vies de pouvoir reconnaître l’action providentielle de Dieu. Ça ne veut pas dire qu’il n’agit pas! Bien au contraire, la Bible nous répète continuellement que Dieu intervient dans nos vies qu’on le reconnaisse ou non. Mais, quand Dieu nous fait la grâce de reconnaître sa main agissante dans nos vies, c’est une réelle bénédiction, un réconfort et un rappel qu’on peut faire confiance au Dieu providentiel qui soutient et contrôle l’univers entier, en particulier les circonstances (bonnes ou mauvaises) et le cours de notre vie, dans le but d’accomplir son plan bienveillant et glorieux.
Je vous souhaite de pouvoir constamment vivre cette expérience de la grâce de Dieu.